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jeudi 22 avril 2010

Gym comique

Aurore Taupin Blog Gym comique

La série "Exotisme Américain" continue ; après "Les Américains cassent la croute", la chronique sportive.

Contrairement à Paris, où trouver un club de gym dans un rayon de 5km de chez vous relève de l'exploit, ici, la new-yorkaise sportive est plutôt confrontée au problème inverse, à savoir l'embarras du choix. Les avantages comparatifs proposés par les différents clubs sont assez édifiants. Je n'en citerai que deux ; le premier, Equinox, propose aux mannequins de ne payer que 50% de l'abonnement, espérant ainsi attirer la new-yorkaise jet-set en lui offrant pour une somme astronomique la possibilité de se muscler le ficeps aux cotes d'Eva, Naomi and Co, i.e aller simple pour une bonne déprime sur sa condition de femme-poire. Si vous ne voulez pas vous galber le mollet dans une ambiance si glamour, Crunch à l'opposé revendique un message McDonaldien type « Venez comme vous êtes » avec kilos en trop, votre petit ventre et votre tenue des années 80 (La pub est assez drôle, je vous conseille d'aller la voir). (Au passage, je me demande bien quel sadique a eu l'idée d'appeler une salle de sport comme une barre de chocolat.)

J'ai donc choisi prudemment le classique New York Sports Club. Pas si classique que ca d'ailleurs, au vu du programme des cours, qui s'annonçait … sportivement original. Passée ma surprise devant la présence de cours d' « Urban Rebounding », de « Boot Camp » ou encore de « Zumba Dance » … je me lançai au bout d'une semaine d'hésitation dans des cours de « Total Body Conditioning » (tout un programme !) et de Pilates. Le Pilates s'avéra d'ailleurs beaucoup plus fatiguant que le prometteur Body Conditioning, me laissant complètement et littéralement sur les rotules, le corps fourbu de courbatures pour plus d'une semaine, les abdos douloureux au moindre ricanement. Apres plusieurs mois à fréquenter assidument ma petite salle de sport, outre une certaine tonicité additionnelle constatée en différents points de ma musculature, je me lançai dans l'exploration de nouveaux cours, bien mal m'en prit ; l'Urban Rebounding – cours sur mini-trampoline, me laissa un mal de terre très étrange après une heure de sautillement ridicule sous l'œil goguenard des apprentis haltérophiles de la salle adjacente ; à la Zumba Dance, je ne fus pas en reste niveau ridicule, essayant péniblement et sans grâce aucune de suivre les pas techniques et sensuels de la sosie d'Eva Mendes qui faisait office de prof. Enfin, mon expérience du Boot Camp s'acheva avant même d'avoir commencé, trop effrayée par la grosse voix caverneuse de « l'instructeur », qui prenant son rôle très à cœur aboyait déjà ses instructions avant même l'entrée dans la salle.

Apres une heure d'effort, le plus dur reste à venir, la terrifiante épreuve du vestiaire. Car dans l'Amérique pas si chaste et ni puritaine de New York, la pudeur, et c'est le cas de le dire, se laisse au vestiaire. Non contente d'avoir partagé avec vous sueur et ridicule pendant une heure, la new-yorkaise sportive entend bien sceller cette nouvelle proximité en exhibant fièrement, à tort ou à raison, son corps dans les vestiaires. Il n'est donc pas rare, entre deux mouvements acrobatiques pour essayer de vous changer sans laisser tomber la serviette qui vous couvre, de vous retrouver nez à nez avec l'éclatante nudité de votre voisine de casier, qui revient paisiblement de sa douche, serviette négligemment posée sur l'épaule. Dans la précipitation pour tenter de détourner au plus vite les yeux de cette déroutante vision, vous ne réussissez souvent qu'à lâcher serviettes et habits dans une sorte d'affolement général, offrant ainsi un tableau des plus cocasses aux autres femmes de la pièce.

Mais pour partir sur une touche joyeuse, il vous suffit de faire un tour par le coin des haltères, où instructeurs et amateurs, t-shirt ultra-moulant, biceps saillants et pectoraux en avant, se pavanent à qui mieux mieux devant l'œil sceptique des « runneuses » sur leur tapis roulant ; observer leur parade de paons musclés suffit en général à vous faire quitter la salle le sourire (moqueur) aux lèvres.

Recommandation sportive : le cours de Pilates du jeudi soir au NYSC de Mercer Street.

1 commentaire:

  1. Meme tableau dans les centres de beaute orientaux a ceci pres qu'ils ne sont pas mixtes - decences et imperatifs religieux obligent. Du coup on se sent privilegies de decouvrir le visage et le corps de ces femmes qui encore a l'entree du centre etaient entierement voilees!!!

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