Compteur gratuit THE A-LIST: Style & the City

jeudi 27 mai 2010

Style & the City

Aurore Taupin blog Style and the City

Cela a été dit, redit et re-redit, mais n’ayons pas peur de la redite : le style de l’Américain moyen, c’est tout un poème. C’est parfois fleuri, parfois austère, souvent étonnant, rarement coordonné mais presque toujours sujet à commentaires.


Commençons par l’homme, le New yorkais pressé, qui, dès potron-minet, saute dans son train en provenance du New Jersey, pochette à portable bien accrochée à la ceinture, la cravate trop courte au vent, le café a la main et la chemise parée à toute transpiration insidieuse grâce à un t-shirt astucieusement porté dessous. Cette description suffit normalement à faire comprendre que la notion-clé pour notre ami Brandon, c’est le CONFORT ; avoir tout à portée de main, n’envisager les choses que dans une vision utilitariste plutôt qu’esthétique, voila bien la façon américaine de raisonner un habillement de tous les jours. Dans cette optique, reste le mystère des chaussures à bouts carres et à large bords de semelles ; peut-être offrent-elles une meilleure résistance à l’air et un appui plus solide de la pointe du doigt de pied quand, en retard, Brandon doit courir et sauter frénétiquement pour attraper last minute son train de retour vers Jersey City… Je ne vois guère que cette explication pour justifier le port de telles atrocités.


La femme, Brenda est un sujet plus intéressant, car plus complexe. Il m’a fallu plusieurs mois pour comprendre que celle-ci s’habille en fonction de deux critères ; le premier of course, reste le confort (on n’est pas des bêtes), mais pas seulement, puisque Brenda aime se vêtir en fonction du dégagement du ciel. Grand bleu, et la voici en tongs, nonobstant le froid glacial de ce mois de février … Ce théorème a une exception, qui, une fois n’est pas coutume, confirme la règle : la New-Yorkaise porte des lunettes de soleil, été comme hiver, à l’intérieur comme à l’extérieur, par grand soleil et par temps de pluie. Brandon n’est pas en reste, le penchant masculin de cette coutume étant le port de couvre-chef ; rien que ce matin, j’ai encore dénombré moult casquettes, bérets, bonnets et borsalino sur le quai du métro, alors que le temps, ni très froid (bonnets ?), ni très chaud (casquettes ?), ne nécessite un tel accessoire.


Je jetterai un voile pudique sur l’accordance de quelques tenues telles que la mini-jupe, le bustier moulant ou le legging-pantalon avec certaines morphologies penchant franchement vers un large surpoids. A noter, qu’ici, le legging est considéré comme un pantalon comme un autre, qui se porte donc sans autre vêtement qu’un t-shirt. Avant d’accéder au point d’orgue du look US, une dernière digression sur … les ongles de Brenda ; tout d’abord, ils se doivent d’être exagérément longs, de préférence faux, agrémentés d’un vernis d’une couleur interdite (i.e bleu, vert, jaune), ou pire parfois de strass et petits dessins (jusqu'à présent, mon meilleur souvenir reste celui d’un ongle décoré d’un palmier sur fond de coucher de soleil)


Point d’orgue, comme promis, la basket blanche, accessoire indispensable de toute New-Yorkaise qui souhaite bouncer à travers la ville. Cette vilaine chaussure semble donner à Brenda le souffle conquérant, que nous avons, nous, françaises, escarpins aux pieds. La Nike bien enfilée, l’Américaine s’avance sure d’elle dans la ville (elle ne sera pas en retard, elle peut courir avec ses chaussures aérodynamiques) ; du haut de la semelle de sa blanche sneaker, elle domine la city ; elle ne se pose pas (trop) de questions sur l’élégance d’un ensemble jupe-baskets, car ainsi chaussée, Brenda a des ailes, Brenda chante la vie, elle danse la vie, elle dit merci a la vie, … mais elle enfile tout de même bien prestement ses ballerines à bouts carres en arrivant à son bureau, pour rester raccord avec Boss Brandon en réunion.

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