Compteur gratuit THE A-LIST: juillet 2010

jeudi 29 juillet 2010

Itinéraire d'une lectrice gâtée


Comme certains le savent déjà, j'ai rejoint le jury du Prix des Lectrices de ELLE pour l'édition 2011.

Lectrice consciencieuse et me voulant une jurée avertie et exemplaire, j'avais envisagé au début de me mettre à jour sur le Prix en lisant les oeuvres des précédents lauréats. Belle ambition vite abandonnée après avoir constaté que, même avec des années d'expérience de lecture en diagonale, 20 livres en un mois semblait un défi difficile à relever sans faillir.

Comme je ne fais pas les choses à moitié, je stoppais tout net mes vélléités de lecture des lauréats passés et décidai de restreindre ma documentation à la seule page Wikipedia du Prix. Grand bien me prit, car je découvris que j'avais déjà lu près de la moitié des ouvrages primés, ce qui me conforta (un peu) dans ma légitimité de jurée.


Petit récap' sur le projet
Le Prix des Lectrices de ELLE récompense tous les ans un roman, un essai/document et un policier choisi par un jury de 120 lectrices du journal sélectionnées (hé hé) sur la rédaction d'une critique de bouquin.
Récompenser un policier ???!!! Le journal ELLE ????!!!
Et même encore plus étonnant, (n'avalez pas votre croissant de travers en lisant ces mots, ça ne vaut pas la peine de finir comme George Bush et son pretzel pour si peu) les policiers primés jusqu'ici ont toujours été remarquables par leur qualité : Fred Vargas, Harlan Coben, Dennis Lehane (mythique Mystic River), Mo Hayder, Indridasson, Caryl Férey ...
hfjgf
En ce qui concerne les autres primés, il y a quelques belles trouvailles : Les Déferlantes de Claudie Gallay, Un secret de Philippe Grimbert, Saga de Tonino Benacquista, et surtout la petite perle de Nancy Huston, L'empreinte de l'ange.
(Ce dernier fait d'ailleurs partie de mon top 10 livres, tous genres confondus ; ces livres qu'on garde sur une étagère spéciale, et pour lesquels même si on meurt d'envie de prêcher cette bonne parole, on hésite toujours à prêter notre exemplaire original, celui qui a vu les insomnies d'une lecture passionnée, les pages écornées à la va-vite en sortant du métro, les traces du lait des Chocapic qu'on mangeait en lisant, etc.)
gjfgjf
Pour la dernière catégorie d'ouvrages, les documents, j'ai l'expertise d'un béotien, mais je veux bien manger de la quinoa pendant 10 jours, si Elisabeth Badinter et son "Conflit" ne font pas partie de la sélection 2011. Quelle vie dangereuse je mène.
hhgdh
Demain devraient arriver dans ma boite aux lettres les 3 premiers livres en compétition (1 de chaque catégorie, roman, essai, policier), premier envoi d'une longue série qui s'achèvera en mai prochain.
ggdgd
A venir donc, les critiques de tous ces postulants-lauréats !

mardi 27 juillet 2010

Zoom

Voilà

Un dîner avec la femme d'un galeriste renommé de photographies et je me trouve attirée par cet art avec une ferveur démesurée de convertie. (Ci-dessus, une photographie de David Drebin)


Et de me renseigner à droite à gauche sur la cote des artistes, sur le nombre de vies d'épargne pour s'offrir une de ces petites merveilles ... (Ci-dessous, Peggy Sirota)



Heureusement, gardons en tête qu'il est important d'avoir encore des objectifs d'achat à très très long terme, des mots à mettre sur plusieurs décennies derrière "quand je serai riche, j'aurais un ...", des objets que, même en cassant le PEL, on ne pourrait pas encore s'offrir ...


Ne cherchez plus, j'ai donc trouvé pour vous quelques idées si vous gagnez au Loto plus tôt que prévu :

American Mermaid, de Michael Dweck




Ci-dessous, la méchante Jill Greenberg, qui joue avec le tabou de la douleur de l'enfant. Elle se donne 5 minutes pour faire pleurer ceux-ci devant son objectif (en leur retirant leur doudou etc. sadique Jill). Le concept inversé du LOL Project ...



PS : en savoir plus, sur le site de Acte 2, galerie de photos parisienne (http://www.acte2photo.com/) ou Artnet.com

jeudi 22 juillet 2010

L'Arnacoeur / Nobody leaves baby in the corner


Il y a des films qui font regretter de ne pas avoir tenté sa chance au cinéma.
Ce sont rarement les drames façon Lars von Trier ou Ken Loach - qui font certes repartir leurs acteurs avec un Oscar mais aussi 20 ans de psychanalyse pour cause d'introspection de serial killer schrizophrène ... mais bien plutôt les bonnes grosses comédies grand public.

Allons plus loin : et si l'intensité de notre regret d'acteur était un bon, excellent même peut-être critère d'évaluation des comédies ?
Avouons-le, on aurait bien aimé assister en live à l'improvisation d'Edouard Baer dans Astérix, retenir un fourire avec la troupe du Splendid dans les Bronzés font du ski, "rester à zéro" avec Patrick et Serge dans La Vérité si je mens, jouer du saxo pour de faux dans l'église de Love Actually, se noyer dans le chewing gum avec Louis de Funès etc. et ces exemples sont autant de comédies généralement appréciées par tous.

Jugé sur ce seul critère - la jalousie profonde que vous ressentez à l'idée des franches marrades de Vanessa, Romain, François et les autres, l'Arnacoeur peut sans doute prétendre au titre d'excellente comédie.

Rappel pour les huluberlus en hibernation longue au Bhoutan, qui n'ont peut-être pas eu vent du scénario de la comédie la plus bouche-à-oreillée de l'année.
Alex est un briseur de couples professionnel : il séduit des femmes malheureuses dans leur couple, missionné par un ami, soeur, parent bienveillant(e), leur ouvre les yeux sur leur malheur, et ciao bye bye, empoche son chèque. Il est aidé d'une équipe de bras cassés de choc : sa soeur et le mari de celle-ci, interprété par le très bon François l'Embrouille, ou l'idée à 500 000 entrées du réalisateur pour attirer un public mâle difficilement tenté par le pitch sinon.
Evidemment, comme toute bonne comédie romantique, un faisceau d'événements convergents impliquant en vrac un Serbe microcéphale mangeur de noisettes, un marchand de fleurs mafieux et un van Volkswagen, bouscule un peu le cours des choses et pousse notre équipe de choc à accepter une mission tom-cruisienne : empêcher la très heureuse et amoureuse Juliette d'épouser son bright&perfectTM fiancé à J-10 des festivités.
Avec Vanessa Paradis et Romain Duris, les deux pas-si-parfaits-mais-charmants acteurs en vogue, je salivais d'avance.

L'Arnacoeur tient ses promesses. Ce film réussit à faire regretter aux femmes de 7 à 77 ans de ne pas être Vanessa Paradis, et même pas (que) pour Johnny Depp, mais surtout pour cette scène déjà culte : Dirty Dancing revisité par l'actrice et un Romain Duris au déhanché étonnament gracieux. Nous sommes toutes un peu Vanessa quand elle s'envole en saut de l'ange final portée par son Patrick Swayze des temps modernes.
La garde-robe de l'actrice vaut aussi à elle seule le détour ; habillée de pieds Chanel en cape Hermès, Vanessa Paradis défile pendant 1h20 parée de mille tenues plus élégantes les unes que les autres.

Pour les sceptiques du dancefloor, les seconds rôles vous dérideront : François L'Embrouille et Julie Ferrier assurent la partie comique un peu loufoque, tandis qu'Helena Noguerra offre une caricature de pétasse sur le retour plus vraie que nature.
Et toujours dans le rôle du gendre idéal, "L'Anglais", déjà vu dans Love Actually et Comme t'y es belle dans le même rôle, qui se place ainsi en pôle position pour récupérer la place béante que laissera bientôt Hugh Grant dans le paysage cinématographique anglais.

Le suspense dans l'Arnacoeur n'est pas haletant, et ça tombe bien car ce n'est pas pour cela qu'on allait voir le film. On y va surtout pour chantonner à voix basse avec vos voisins sur "Wake me up before you go (go)", glousser bêtement devant les frasques de François Dammiens, taper du pied en rythme sur la BO, et sortir de là l'esprit léger et le sourire jusqu'aux oreilles.

Because
IIIII haaave the time of my life .....



PS : Heureusement nobody leaves baby in the corner, donc il est encore possible de réaliser votre vieux rêve de duo dansé sur Dirty Dancing : voyez plutôt ce couple amateur qui s'est lancé : http://www.mylittleparis.com/dirty-dancing-la-video.html

mardi 20 juillet 2010

Chanson d'un jour d'été




J'hésitais, j'attendais, soupçonnant encore une traître feinte de siouxxx de cette satanée météo, mais non, là, après 15 jours de franche canicule, je crois qu'on est dedans

...

...

dans quoi ? Bah dans l'été, sacré nom d'un petit bonhomme !


Les symptômes de ce bouleversement climatique et social chronique sont tous là :

* Pas fous, les oiseaux ont arrêté de gazouiller pour aller s'ombrager le plumage sous des feuillages plus cléments. Seule la cigale, butée et bornée, va encore chanter tout l'été

* La moitié du sexe féminin arbore un ventre bombé de future procréatrice, tandis que l'autre moitié virevolte en imprimé liberty, combishorts et tropéziennes (pas la tarte, les chaussures)

* On se surprend à avoir des envies furtives d'acheter Voici, le petit plaisir inavouable de l'été. On apprend dans la presse à scandales, la vie des autres qui s'étalent, et oui Jean-Jacques, on aime ça.

* On gobe les Oenobiol à la louche en espérant rattraper le teint caramel de la copine bien avisée qui a commencé la cure depuis mars.

* La gente masculine carbure à la salade sans sauce, placebo bien connu contre les effets de la culpabilité à retardement pour les bières de l'hiver, en vue de l'épreuve attendue du maillot

* On se convainc tant bien que mal, que deux tartinages quotidiens pas trop intensifs à J-5 vont suffire à notre crème raffermissante-minceur-moi-en-mieux pour faire son effet.

* On se prend à chantonner "Summer Nights", "les Sunlights des tropiques", "Laladirladada" et autres hymnes estivaux

* Après s'être dit pendant 6 mois que cette année, c'est décidé,on capitalise solairement : bronzage à l'ombre, SPF 50 et tout le tintouin, on finit par s'exposer béatement le visage à la fenêtre de notre bureau dès le premier rayon de soleil, en faisant varier l'angle de la chaise à roulettes pour dorer bras et jambes en flux tendus, l'Huile Prodigieuse sous le coude pour un effet accéléré. Ou comment perdre toute crédibilité quand endormie en position d'adoration du soleil, votre chef arrive inopinément dans votre bureau pour un petit update sur le dossier en cours.

* Comme le touriste assiège la ville, vous voilà reconvertie en photographe d'appoint, polyglotte baragouineur par obligation, poteau indicateur parlant de la Eiffel Tower, technicien occasionnel de borne Velib' ...

* Saison de liberté par excellence, l'été signe la fin des inhibitions traditionnelles, et sacrifie sur l'autel des tentatives fashions le chic et l'élégance, pour le plus grand déplaisir de vos yeux, à la plage comme à la ville. On voit donc fleurir nombre d'approximations vestimentaires : trikini en crochet aux relents de Paris Hilton 2007, mini-short-culotte taille haute plus connu sous le nom de ma-cellulite-et-moi-à-l'-assaut-de-la-ville, les combis-pantalons à motif léopard, le sarouel qui fait sac, les sabots, les tongs-bottes, les casquettes visières ...

Heureusement, le vent de liberté estival ne souffle pas que sur les esprits des modeuses en mal d'idées. L'heure est surtout à la farniente, l'oisiveté, l'insouciance, la légèreté, au bon bouquin sur lequel on s'endort au soleil sous son parasol pour une petite sieste sans conséquences ...

A défaut de profiter de vacances pour certains ... profitons donc de l'été !!!

Je valide l’inscription de ce blog au service Paperblog sous le pseudo auroretaupin


mercredi 14 juillet 2010

Airnadettes !

Aurore Taupin blog Airnadette air-band
Hier j'ai découvert les Airnadettes, et depuis, c'est décidé, plus tard, quand je serai grande, je ferai du air-band !
(notez la rime)


Sceptique devant le air guitar, la air batterie et autres air-ésies d'aujourd'hui, je l'étais également à l'idée d'observer les Airnadettes en action, qui devaient intervenir en première partie d'un karaoké géant spécial "Comédies musicales" organisé au 104 à Paris. Je m'imaginais déjà reprenant en coeur avec une foule de passionnés "La chanson du cake d'amour" de Peau d'Âne, dansant synchro avec la masse sur les pas de Jennifer Beals dans Flashdance, bref, un rêve éveillé pour les irréductibles amateurs de comédies musicales un peu cul-cul-la-praloche* dont je suis. Toi qui aimes le rap et te demande pourquoi tu lis ces âneries, attends voir la suite.

Du coup, j'arrivais agacée à l'idée de cette première partie (attention, pléonasme) rasante, avec ce groupe au nom ridicule, évocateur du bichon maltais de Jacques et du brushing de Bernadette, bref l'éclate.

A peine la première note lancée, j'ai ravalé vite fait bien fait mes réticences, me suis assise dessus avec toute la dignité que me permettaient 10 minutes de râleries sur le thème de ce-groupe-naze-qui-vient-nous-polluer-les-demoiselles-de-rochefort, et comme tout le monde, je suis tombée baba du airband.

Le principe du air-band, faire semblant d'être un groupe sur scène. En l'occurence pour les Airnadettes, 7 personnages délurés qui miment tour à tour une vingtaine de chansons pour finir en apothéose sur la version complète de "Bohemian Rhapsody" de Queen. Dès la 1ère minute, on approuve des deux pouces, on applaudit des deux mains, on se trémousse des deux fesses et on sautille des deux pieds, en rythme avec le reste de l'assistance, comme vous, survoltée. Parce qu'entre la cagole des années 80 inspiration Lio, le tech(très)tonic, la rappeuse flex ou encore le rockeur des années 70 tout en rouflaquettes, chaque personnage est à mourir de rire et (d'admiration) de précision et de justesse. Sur chaque chanson, un ou deux air-chanteurs et les autres en air-musiciens : rien n'est laissé au hasard, même pas les trois petits coups de grelots d'une fin de chanson ou les choeurs.

Au bout de 5 minutes, on comprend aussi qu'en plus d'être une performance artistique assez impressionnante, les Airnadettes doivent surtout bien se bidonner en concoctant tout ça, et ça ça parle à la chanteuse de salle de bain qui est en nous. On est presque jaloux en les voyant refaire "Mel, assieds toi, faut qu'j'te parle, j'ai passé ma journée dans le noioioioioir, Mel, je le sens, je le sais, je le suis, il se fout de moi" (Diam's en duo avec Vitaa pour toi, inculte) mais pas autant que sur Bohemian Rhapsody, hymne du air-band par excellence, chanson sur laquelle on a tous forcément un jour ou l'autre un peu air-chanter nous aussi.

On est ébaubi pendant 30 minutes d'un spectacle intense et loufoque, qui reprend des classiques de tous les genres, rap, rock, variétoche, et même classiques avec la mélodie d'Amélie Poulain, porté par le champion du monde d'air guitar, Gunther Love.
On sort de là en se disant qu'avec toutes nos imitations de Whitney Houston en salle de bains, on aurait quand même pu avoir l'idée de air-chanter avant, parce que c'est une sacré bonne idée. On jette un dernier coup d'oeil à Gunther Love et ses acolytes encore en pleine représentation pour se rendre compte que le air-band, c'est un peu + que chanter Elvis en play-back, c'est une vraie performance artistique, et même un métier. Alors, chapeau très bas et longue vie aux Airnadettes !
kjslgkjs
Un extrait parmi d'autres :


* je dis ça pour me dédouaner, mais en fait, les mots "chefs d'oeuvre" correspondent plus réalistiquement à ce que je pense de tout ça

jeudi 8 juillet 2010

Délicieusement vulgaire ?

Aurore Taupin blog Délicieusement vulgaire Les détails choc pas chic
J'avoue, j'aime le mascara coloré

C'est comme ça, chacun a droit à son petit truc de mauvais goût, son péché mignon un peu cheap.
That's my thing, let it go.

Attention ! Il est seulement question d'un (UN!) petit (PETIT!) détail de goût douteux, pas la panoplie cagole-du-sud, contour des lèvres et tout le tintouin !


Donc.
J'avoue, j'aime le mascara de couleur, vert, bleu et peut-être même violet si j'avais une soirée année 80.
J'ai une amie, c'est les créoles, une autre les soutiens gorges apparents noirs sous blanc, encore une autre le percing au nombril etc. etc.

Car c'est tellement facile de succomber à un accessoire un peu limite. La notion-clé c'est le "un peu trop" pour savoir si vous en êtes ou pas : un sac un peu trop frangé, un vernis un peu trop flashy, des sandales un peu trop strassées, un bronzage un peu trop intense.
Pour confirmer votre intuition, demandez-vous si ce petit détail un rien vulgaire pourrait être à la mode demain. On a vu le retour en force du sabot, du léopard, de la Casio dôôô-rée alors pourquoi pas le strass demain ?

Le tout, c'est 1/ d'assumer votre petit détail mais uniquement en été et 2/ de pratiquer le mauvais goût avec des wagons à marchandises de modération pour juste un rien de délicieusement vulgaire qui fait passer instantanément de la dame patronnesse à la personne bien dans son époque, qui assume ses fashion faux-pas et ses penchants douteux.
Parce que bon, Kate Moss, la fille de l'an 2000, la it girl à copier, elle est bien gentille mais les mini-shorts et les bottes de loqueteuse, ça n'est pas non plus la grande classe, alors qu'on ne vienne pas nous sermonner là-dessus après.

Du coup, pour être un peu border, mais que des cils, donc l'honneur est sauf ; j'ai ce vieux mascara-gloss (gaussez-vous devant ma crédulité marketing) Givenchy vert qui habille, que dis-je, sublime juste mes cils d'un reflet émeraude. Ça me donne moi l'impression de transgresser un interdit mathusalémien des règles de l'élégance et de me vautrer allègrement dans les principes du chic parisien, mais cela reste quand même invisible aux yeux du quasi-reste du monde et m'épargne des remarques acerbes sur ma tendance cagole du jour

Autres détails du genre pour satisfaire un vieux penchant pour des touches de mauvais goût : la soie brillante, un coup de gloss pailleté, des bottes un peu trop courtes ... (je me restreins pour ma part à mon mascara-gloss) et c'est déjà pas mal )

Personne n'est parfait ...

mardi 6 juillet 2010

De l'importance de la jugeote

Aurore Taupin blog L'importance de la jugeote

Y'a des jours comme ça où on fait l'expérience de la jugeote dans la douleur, et où on se dit qu'on aurait mieux fait de rester à roupiller sec sous la couette plutôt qu'affronter l'humiliation qui nous attend.

Ne faites pas semblant de ne pas voir de quoi je parle ... Si si, ces moments dont on se souvient en rougissant mais avec le sourire aux lèvres, et qui alimentent pour votre entourage un puits sans fin d'anecdotes croustibat-qui peut les battre.



Exemples variés mais tous véridiques (pas tous de moi, heureusement, on a un quota limite d'âneries par vie humaine)

* Le jour où, allant voir votre ophtalmo pour une vue déclinante, on vous diagnostique un bête échange de lentilles. Finalement, mettre la droite sur l'oeil droit et la gauche sur l'oeil gauche, une bonne idée à 90 Euros

* Le jour où vous avez retrouvé vos clefs que vous cherchiez depuis une semaine ... dans votre frigo dans le bac à salades. Et pourquoi pas là ...

* Le jour où, enfin motivée pour aller vous galber le cuissot au cours d'aérobic, vous découvrez en arrivant que ce n'est pas le sac avec vos tennis, mais celui avec vos chaussures à talons que vous avez pris. Ou comment l'inconscient fait bien les choses.

* Le jour où vous avez coincé et émincé votre veste dans le broyeur à papier électrique, en avance de 3 ans sur la tendance du "frangé"

* Le jour où vous avez confondu tsunami et tiramisu ("ah c'est horrible, ce qui se passe avec le tiramisu là en Asie"). Mais promis, c'est votre langue qui a fourché

* Le jour où votre portable, si pratiquement rangé dans votre poche arrière de jean, a fini sa course au fond de la cuvette des toilettes. Dilemme de la récupération de l'objet. (Anecdote beaucoup plus répandue qu'on ne le pense)

* Le jour où, in extremis, on vous a expliqué que l'aluminium, dans un four à micro-ondes, ça explose. (et que le feu ça mouille, et l'eau ça brûle)


Je suis sûre qu'il y en a plein d'autres, mais celles-ci devraient déjà suffire à faire déculpabiliser un bataillon de gaffeurs inconditionnels

N'hésitez pas à faire partager vos petites histoires peu glorieuses
(bon ok, dis comme ça, ça n'invite pas grandement à la confidence mais bon, n'hésitez pas quand même)

(Pour ceux qui hésitent, regardez l'image qui illustre l'article)






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