Compteur gratuit THE A-LIST: Chanson d'un jour d'été

mardi 20 juillet 2010

Chanson d'un jour d'été




J'hésitais, j'attendais, soupçonnant encore une traître feinte de siouxxx de cette satanée météo, mais non, là, après 15 jours de franche canicule, je crois qu'on est dedans

...

...

dans quoi ? Bah dans l'été, sacré nom d'un petit bonhomme !


Les symptômes de ce bouleversement climatique et social chronique sont tous là :

* Pas fous, les oiseaux ont arrêté de gazouiller pour aller s'ombrager le plumage sous des feuillages plus cléments. Seule la cigale, butée et bornée, va encore chanter tout l'été

* La moitié du sexe féminin arbore un ventre bombé de future procréatrice, tandis que l'autre moitié virevolte en imprimé liberty, combishorts et tropéziennes (pas la tarte, les chaussures)

* On se surprend à avoir des envies furtives d'acheter Voici, le petit plaisir inavouable de l'été. On apprend dans la presse à scandales, la vie des autres qui s'étalent, et oui Jean-Jacques, on aime ça.

* On gobe les Oenobiol à la louche en espérant rattraper le teint caramel de la copine bien avisée qui a commencé la cure depuis mars.

* La gente masculine carbure à la salade sans sauce, placebo bien connu contre les effets de la culpabilité à retardement pour les bières de l'hiver, en vue de l'épreuve attendue du maillot

* On se convainc tant bien que mal, que deux tartinages quotidiens pas trop intensifs à J-5 vont suffire à notre crème raffermissante-minceur-moi-en-mieux pour faire son effet.

* On se prend à chantonner "Summer Nights", "les Sunlights des tropiques", "Laladirladada" et autres hymnes estivaux

* Après s'être dit pendant 6 mois que cette année, c'est décidé,on capitalise solairement : bronzage à l'ombre, SPF 50 et tout le tintouin, on finit par s'exposer béatement le visage à la fenêtre de notre bureau dès le premier rayon de soleil, en faisant varier l'angle de la chaise à roulettes pour dorer bras et jambes en flux tendus, l'Huile Prodigieuse sous le coude pour un effet accéléré. Ou comment perdre toute crédibilité quand endormie en position d'adoration du soleil, votre chef arrive inopinément dans votre bureau pour un petit update sur le dossier en cours.

* Comme le touriste assiège la ville, vous voilà reconvertie en photographe d'appoint, polyglotte baragouineur par obligation, poteau indicateur parlant de la Eiffel Tower, technicien occasionnel de borne Velib' ...

* Saison de liberté par excellence, l'été signe la fin des inhibitions traditionnelles, et sacrifie sur l'autel des tentatives fashions le chic et l'élégance, pour le plus grand déplaisir de vos yeux, à la plage comme à la ville. On voit donc fleurir nombre d'approximations vestimentaires : trikini en crochet aux relents de Paris Hilton 2007, mini-short-culotte taille haute plus connu sous le nom de ma-cellulite-et-moi-à-l'-assaut-de-la-ville, les combis-pantalons à motif léopard, le sarouel qui fait sac, les sabots, les tongs-bottes, les casquettes visières ...

Heureusement, le vent de liberté estival ne souffle pas que sur les esprits des modeuses en mal d'idées. L'heure est surtout à la farniente, l'oisiveté, l'insouciance, la légèreté, au bon bouquin sur lequel on s'endort au soleil sous son parasol pour une petite sieste sans conséquences ...

A défaut de profiter de vacances pour certains ... profitons donc de l'été !!!

Je valide l’inscription de ce blog au service Paperblog sous le pseudo auroretaupin


3 commentaires:

  1. http://www.youtube.com/watch?v=8-YQkgfPxgk&feature=related

    Voila l'esprit.
    Les brunes ne comptent pas pour des prunes !

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  2. je me reconnais un peu trop dans la position d'adoration au soleil/ arrivée du patron...
    heureuse de voir que je suis pas la seule.

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  3. tellement vrai pr la creme raffermissante!

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