Compteur gratuit THE A-LIST: septembre 2010

mercredi 29 septembre 2010

J'aurais adoré être ethnologue


"J'aurais adoré être ethnologue" est le premier opus de la dessinatrice Margaux Motin, repérée pour son blog hilarant par un éditeur internet-compatible avec du flair.
Le livre est à l'image du blog : hilarant ! On hoquette encore du bonnet en le refermant, euphorique devant ces illustrations si parlantes de la vie ordinaire d'une fille ordinaire ; c'est à dire, avec ses petites lubies (sa collection de théières, moi qui fait celle des mugs, j'ai senti les atomes crochus tout de suite), ses rêves de Louboutin, son romantisme à quatre sous, sa culpabilité très passagère de fille/mère (rayer la mention inutile) indigne etc.

On aime son personnage, car elle n'hésite pas à avouer l'inavouable, à mettre en mot et en image ce qu'on pense toutes un peu au fond, mais attention, pas question de se prendre au sérieux ; un vrai livre-chantilly : léger et dense à la fois !

Pourquoi on aime son "héroïne" ? Parce qu'elle a trouvé Dieu-le-père en la personne du réparateur de livebox, qu'elle danse en chaussettes-sous-vêtements sur "I like to move it, move it", qu'elle se surprend à vouloir balancer le cendrier en macramé amoureusement fait par sa fille, qu'elle imite son répondeur pour échapper à sa banquière, qu'elle refait les chorés de Dirty Dancing avec sa soeur, qu'elle prend 10 paires de chaussures pour 10 jours de vacances, bref, qu'elle est normale.
A lire dès maintenant, "J'aurais aimé être ethnologue", de Margaux Motin aux éditions Marabout.
Sinon, son blog : http://www.margauxmotin.typepad.fr/ pour les dessins quotidiens.

La ritournelle du financier


Chaque métier a son jargon ...


Jean : - Il faut qu'on commence à se pencher sur le dossier Duval. Tu as lancé le modèle ? La NDA est signée ?

Marine : -Pour le modèle, tu regardes le BP bottom-top ou top-bottom, parce que si la topline est flat, du coup je ne sais pas si ça vaut la peine ... ?

Jean : - C'est sûr qu'on est pas mal challengé sur les COGS mais ça vaut la peine de les scraper pour le moment pour garder un bon TRI, non ?

Lucas : - Cncernant les covenants de la boîte, on n'est pas loin de les breacher, du coup faudrait discuter avec le DAF d'un moyen de revoir l'agreement avant de ...

Jean : - ... ça me fait penser, excuse-moi ; pour le financement, y'a un staple qui s'organise mais je suis en train de discuter avec Lombard pour un mix senior-mezzanine ; le problème c'est que le management veut pas dépasser 4.5x de levier, donc ça fait dans les 450 bps. Intègre ça dans le modèle et dis leur de se speeder pour les covenants, le closing approche.

Marine : - Rapport au management package, on doit rediscuter avec eux sur les options et les BSPCE et quelques incentives. Là on n'est pas du tout en ligne avec ce qui était prévu et la term sheet ne convient toujours pas.

Jean : - Il faut que ça soit square sinon ils n'accepteront pas ; je vais organiser une réunion one-to-one avec le DG à la rentrée.

Marine : - Aujourd'hui, ils ont de bons cashflows mais j'ai peur qu'avec autant de dettes, on ait du mal à sortir avec un désendettement complet. Et si on veut vendre à un stratégique avec un bon X-Cap, ça va être la main issue.

Lucas : - En tout cas, il va falloir streamliner leur portefeuille parce ce n'est pas avec tous leurs non-core qu'on va en tirer un ANR positif ...

Jean : - ... ni un carried interest digne du mal qu'on se donne ! Bon allez, il va falloir cruncher tout ça. Je veux un premier draft très high level pour demain matin.





... où on découvre encore une fois, que le mot "crunch" peut signifier bien d'autres choses qu'une tablette de chocolat.

... que le management package ne doit pas faire (que) vulgairement référence aux attributs masculins du management

... qu'un levier n'est pas uniquement une technique physique de soulèvement des objets

... qu'une mezzanine peut être autre chose qu'une façon polie de désigner une pièce basse de plafond


etc...


etc...

mardi 28 septembre 2010

Lo, ou l'Antiquité à la sauce Durbiano


Dans une petite BD format roman, Lucie Durbiano revisite la pastorale de Longus, Daphnis et Chloé.

Avec des dessins amusants et colorés, elle nous replonge dans cette antiquité peuplée de nymphes, de dieux incestueux et de pâtre grec, tout en modernisant l'ensemble avec un langage fleuri qui ferait se retourner Homère dans sa tombe. Quand ce n'est pas Cupidon qui insulte sa tante après un accident de vol, c'est un centaure qui accuse une nymphe de "reluquer" les jeunes bergers ; le tout entrecoupé de passages hilarants présentant Isadora, sa Marlboro au bec.

Lucie Durbiano retranscrit cette pastorale de façon originale et réjouissante, offrant une nouvelle occasion de se remémorer un peu les anecdotes sur les Dieux antiques. On aime particulièrement l'échange houleux entre Zeus et Héra, quand celui-ci s'en va joyeusement conter fleurette aux jeunes nymphes, au vu et au su de son épouse officielle, qui lui reproche alors d'aller "séduire des poulettes".
Bacchus, Diane, Zeus et les autres sont croqués sous leur jour le plus humoristique, pour le plus grand plaisir du lecteur.
Comme toutes les bonnes BD, on ne peut que lui reprocher de se lire trop vite ...



Lo, de Lucie Durbiano, aux éditions Gallimard, collection Bayou.

Nous étions des êtres vivants


Sujet peu ordinaire que celui choisi par Nathalie Kuperman : le plan social. L'auteur nous installe au coeur d'une imprimerie parisienne en faillite rachetée par un homme d'affaires forcément peu scrupuleux. Résignés au licenciement, surpris par le rachat, les employés ne savent plus comment réagir à cette nouvelle, doutent, sourient, grimacent, hésitent.
"Nous avions cessé d'y croire. Retourner à l'espoir n'est pas chose facile"

Nathalie Kuperman nous fait nous glisser dans la peau de quelques-uns : Ariane, la froide calculatrice, Patrick le suiveur déterminé, Marine la nouvelle DG, Dominique nommée bras droit, Agathe vieille fille encombrante. Tous nous livrent peu à peu leur stratégie pour se fondre dans le nouveau moule du rachat.
Dans la foulée s'en suit un déménagement vers de nouveaux locaux, synonymes de la réalité du changement. Pendant que l'on fait et défait les cartons, certains gambergent sur les licenciements, d'autres intriguent pour s'assurer une place dans la nouvelle structure hiérarchique, encore d'autres rêvassent en emballant méticuleusement leurs affaires.

L'auteur fait vivre ses personnages comme dédoublés : les pensées les plus intimes, évocations de leur vie extraprofessionnelle, inquiétudes pour les enfants, problèmes de parents à charge racontés par les personnages eux-mêmes, et leur vie professionnelle, passée au peigne fin par leurs collègues, portraits des uns et des autres tels qu'ils sont vus comme "employés".

Nathalie Kuperman décrit une solidarité de façade qui ne demandera qu'à s'effriter à la première nomination, au premier recommandé de licenciement. Certains sauront faire face à cette désillussion, d'autres non. "Nous savons pourtant que la chance d'être ensemble s'arrêtera là om chacun devra tirer son épingle du jeu"

Une incursion réussie dans le monde du travail.



lundi 27 septembre 2010

L'écho des romans


Au premier abord, ces deux romans, "Une affaire conjugale" d'Eliette Abécassis et "Mauvaise fille" Justine Lévy, pourraient n'avoir rien en commun : pas le même sujet, pas le même style, pas la même rentrée littéraire.

Pourtant à leur lecture, on ne peut s'êmpêcher d'y trouver des échos de l'un à l'autre ; peut-être parce que chacune sous couvert de noms de personnages fictifs y raconte une histoire vraie, son histoire vraie. Eliette devient Agathe et Justine devient Louise mais elle ne se cachent pas de raconter une tranche de leur vie bien réelle.

Tandis qu'Eliette révient sur son douloureux divorce, Justine Lévy, qui a déja fait le récit de son désarroi amoureux dans "Rien de grave" - torpillant au passage Carla B. et son Raphaël quatre-consonnes-et-trois-voyelles, relate cette fois les derniers mois de sa mère, qui furent aussi, ironie du sort, les premiers de sa fille.

Où est l'écho ? me direz-vous. On ne saurait dire si c'est dans cette impression légère de voyeurisme à la lecture de leurs moments de désespoir, ou dans le malaise vis-à-vis de ces personnes réelles qui sont ainsi croquées dans leur roman, ou peut-être aussi dans la justesse de la description de leurs difficultés, qui n'ont malheureusement rien d'extraordinaire. Car les deux romancières n'ont pas d'histoires plus rocambolesques que la vôtre ou celle de votre collègue de bureau à vous raconter, elles ont des histoires toutes simples et savent merveilleusement bien les mettre en mots. Aucun divorce ne ressemblera trait pour trait à celui d'Agathe/Eliette mais tous ceux qui ont connu cette épreuvve y trouveront une petite part de la leur.


L'écho entre les deux romans vient justement de l'écho qu'ils savent trouver en chacun de leur lecteur par leur sujet actuel et tristement commun.

Les deux romancières n'en sont plus à leur coup d'envoi et cela se sent : il fallait toute la maitrise d'écrivains aguerris pour faire si bien le récit de ces difficultés ordinaires.

samedi 18 septembre 2010

Les enfants de la nuit


Ce polar commence bien et fort : un homme se retrouve persécuté – acide dans son shampooing, mise à sac de son appartement, escroquerie etc. – un an après le meurtre sauvage de sa compagne. On est tout de suite happé grâce à un début rythmé surprenant et prometteur.

Malheureusement, l’excitation littéraire initiale laisse vite place à la déception : les invraisemblances commencent peu à peu à le disputer aux niaiseries narratives (« Vous êtes la fenêtre, Mr Newman, par laquelle passera la lumière »). Pierres précieuses, meurtres mystérieux et atrocités nazies s’entrecroisent dans un mélange voulu de choc … mais finalement de toc.

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Nicholas Newman, héros malgré lui de cette histoire, découvre à la suite de ses persécutions que son ex-compagne assassinée était une enfant de l’Holocauste qui a pris part à des expériences nazies des plus atroces. Deux autres femmes ainsi rescapées de ses expériences vont tour à tour être assassinées, ne laissant pas d’autre choix à notre héros que de partir à la rescousse de la 4ème femme encore en vie.

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La force d’un bon polar tient souvent à la crédibilité de ses personnages et de son intrigue ; ici le lecteur doit sans cesse faire taire la petite voix qui le questionne sur les choix du héros : « Pourquoi ne prévient-il pas la police quand il échappe de peu à une agression et croit reconnaître son agresseur? » a-t-on envie de lui hurler ! L’auteur témoigne de peu de générosité envers son personnage principal, qu’il semble avoir totalement dénué de bon sens, à la fois dans ses analyses et ses actions.

Ce polar tombe également dans un travers bien connu du genre : la surenchère de récits d’horreurs et de détails sordides, technique de mauvais romancier pour scotcher un lecteur malveillant.

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On est d’autant plus déçu que l’ensemble de l’histoire sort de l’ordinaire et aurait pu faire une excellente trame de fond, dommage que les personnages et leurs rapports entre eux n’aient pas été plus fouillés pour rendre le tout vraisemblable et plaisant à lire.

mardi 14 septembre 2010

Merci Bien


Amateurs de petit fourbi comme des très belles choses très chères, ne manquez pas d'aller chez Merci. Située boulevard Beaumarchais, le concept-store caritatif de la créatrice de Bonpoint tient ses promesses : babioles et quasi-oeuvres d'art se côtoient dans ce surprenant loft pour le plaisir de tous et des yeux.


Mille et une idées décos sont proposées à tous types de prix, depuis le masking tape coloré pour revisiter une table basse un peu terne ou des carreaux de fenêtres, aux tapis persans faussement élimés en passant par des vases en plastique multicolores.


Les plus pointu(e)s en mode se réjouiront de la sélection faite par Merci au 1er étage : Vanessa Bruno, Jérôme Dreyfus y partagent leurs portants avec des marques japonaises moins connues mais tout aussi jolies. La mode homme n'est pas en reste avec une diversité là aussi remarquable. L'ensemble de l'étage reste toutefois relativement inabordable, aussi on préfèrera s'en tenir aux vernis à ongles ou redescendre de ce petit nuage et retourner aux petits fourbis du rez-de chaussée.



Les petits fourbis, le point fort de Merci donc. Des petits cahiers, des stylos, des agendas, des post-its élégants, du fourbi en veux-tu en voilà, le (non-)nécessaire de tout bazardeux qui se respecte !

Mais le mieux reste à venir, la partie "bouquiniste" accolée au petit café de l'endroit : un mur de livres qui n'a rien à envier aux bibliothèques anglaises (il y a même l'échelle roulante pour attraper les livres en hauteur, c'est dire). En plus d'offrir un cadre feutré et chaleureux pour une collation post-shopping, cette partie n'est pas surnommée bouquiniste pour rien : les livres y sont à des prix défiants toute concurrence, vieux et moins vieux romans (il y en a même de cette rentrée littéraire), livres d'histoire, beaux ouvrages d'art, livres pour enfants ; tous y sont entre 2 et 5 euros. De quoi vous convaincre de vous asseoir confortablement ensuite dans un des fauteuils clubs de l'endroit pour savourer le nouvel ouvrage et une part de crumble.




Merci, 111 boulevard Beaumarchais

jeudi 9 septembre 2010

Histoire ludique


Avec un 4ème livre dans cette lignée, Marc Dugain s'impose comme romancier historique, talentueux qui plus est. Au fil de ses fascinants ouvrages, il a ainsi dépeint 4 périodes tristement célèbres du XXème siècle, éclairant parfois des pans de l'histoire délaissés par les programmes académiques traditionnels.

* Avec la Chambre des Officiers, son premier grand succès, Marc Dugain offre un témoignage sur la 1ère Guerre Mondiale et ses "gueules cassées", hommage à son grand-père, lui-même victime de cette guerre.

* Une Exécution Ordinaire lui permet de faire une grande fresque russe, mettant en parallèle les atrocités de la dictature stalinienne et la tragédie du sous-marin Koursk en 2000 sous le "règne Poutine". Angle intéressant, qui nous fait suivre plusieurs générations d'une même famille, touchée par les exactions de Staline comme celle de Poutine ...

* Retour sur l'ère Kennedy et le début du FBI avec La malédiction d'Edgar. Cet ouvrage remarqué romance les mémoires d'Edgar Hoover, fondateur du "Bureau". On y découvre une organisation aux contours flous et aux objectifs encore moins nets durant cette période de guerre froide. Marc Dugain relate parfaitement la montée au pouvoir de la dynastie Kennedy, orchestrée de main de maître par le manipulateur Edgar Hoover.

* Enfin, l'Insomnie des Etoiles, dernier en date et déjà nominé au Goncourt 2010, aborde la Seconde Guerre Mondiale, thème central du XXème siècle et pourtant jusqu'ici délaissé par l'écrivain. Marc Dugain choisit un angle inhabituel et intéressant : l'arrivée des troupes françaises en zone allemande à la toute fin de la guerre et les premières découvertes des terribles systèmes d'extermination nazis.

Une bonne façon de redécouvrir avec plaisir l'histoire européenne du XXème siècle ...

mercredi 8 septembre 2010

Les femmes du braconnier


Il m'aura fallu attendre la page des remerciements pour découvrir que la bouleversante histoire que je venais de lire d'une traite, ne relevait pas de la fiction.

Claude Pujade-Renaud relate avec brio l'histoire tragique de Sylvia Plath et Ted Hughes, poètes anglo-saxons du 20ème siècle, dans un roman qui, par son côté éthéré et son atmosphère toute britannique, n'est pas sans rappeler les oeuvres d'Ian McEwan ou, encore pour ses questions sur l'inspiration artistique, le très bon "Tout ce que j'aimais" de Siri Hustvedt .

Tout au long du livre, l'auteur sait distiller la poésie et la tension pour récréer l'atmosphère tourmentée dans laquelle évoluent les deux personnages principaux. Donnant la parole aux différents acteurs et témoins de cette tragédie, Claude Pujade-Renaud restitue finement les conditions du drame. Avec un style remarquable et aérien, elle nous transporte dans l'univers de création littéraire et d'autodestruction de Sylvia Plath : après sa rencontre avec Ted Hughes, celle-ci alternera périodes d'euphorie créatrice et de dépression jusqu'à son suicide en 1963, laissant ses deux enfants orphelins.
La tension qui entoure ce couple, puis le veuf, est palpable pendant tout le récit, nous laissant envoûté(e) d'un bout à l'autre du livre. Le personnage d'Assia Wewill, maîtresse officielle de Ted Hughes, rôle complexe dans cette configuration déjà peu ordinaire, est admirablement bien décrit et ajoute encore à la qualité du roman.
En filigrane, on perçoit aussi l'omniprésence des animaux, sources d'inspiration majeures des deux poètes.
"Le blanc pommelé de mon brave étalon dansait, j'entendais le martèlement allègre de ses sabots, je maîtrisais les décasyllabes du poème tout en me laissant emporter"

En plus de cette passionnante histoire, Claude Pujade-Renaud propose une écriture réjouissante de lyrisme, avec de véritables coups de génie stylistiques ... Bref, tout y est. Un excellent roman.

Finissons sur cette jolie citation
"... j'imaginais le bourdonnement des ragots. De retour à Court Green, j'écoutais avec bonheur celui des abeilles".

Pour ceux qui veulent en savoir plus :
- La cloche de détresse, de Sylvia Plath, aux éditions Gallimard
- Ariel, recueil de poèmes de Sylvia Plath, aux éditions Patricia Godi
- Sylvia, film de Christine Jeffs avec Gwyneth Paltrow et Amira Casar, pour les curieux moins littéraires

mardi 7 septembre 2010

L'art et la manière d'être Marilyn M.


Gérard Darel, qui n'en est pas à son premier coup marketing de génie, vient de ressortir le fameux pull de Marilyn Monroe, celui dans lequel elle se trémousse sur "My heart belongs to Daddy" dans une chorégraphie étonnamment espiègle pour un titre aussi prude . (La vidéo par ici : http://www.youtube.com/watch?v=3QKK47bK_WA)
sgsgsg
Alors, nous, gente féminine avertie, on se dit chouettos, à moi la Marilynade (i.e acte de transformation en Marilyn Monroe, pour toi qui ne l'aurais pas compris). On se frotte les mains, on retrousse nos fashion babines et on se rêve déjà en maîtresse secrète de JFK à lui susurrer langoureusement des "Happy Birthday Mr President" et tout le tintouin 60's dans l'air du temps.
sgsgsg
Halte là ! A y regarder de plus près, ce pull n'est après tout qu'un gros pull bleu en laine torsadée, qui ne risque pas d'émoustiller grand chose à part votre carte bleue chauffée à blanc. Vous voyez déjà l'oeil goguenard de votre frère, qui ne manquera pas de vous assommer d'un "il te manquait justement quelque chose pour descendre les poubelles", phrase que vous essayerez, sans succès, d'accueillir avec un flegme tout britannique.
sgsgsg
Et, faut voir que la Miss Monroe, toute précurseuse du legging qu'elle est, le fameux pull, elle le porte juste avec des collants, et nous quand on s'imagine ainsi attifée, on visualise plus Bridget Jones courant après Mark Darcy dans la neige que la moue sensuelle de Norma Jean*.
sgsgsg
Mais en même temps, force est de constater qu'avec le pull en question, pour aller faire sa Marilyn, c'est facile, pas besoin d'aller faire voler sa robe sur une bouche de métro, de danser en fourreau lamé avec Fred Astaire ou de jouer de l'ukélélé comme dans "Certains l'aiment chaud".
sgsgsg
Du coup, entre le glamour et la facilité, notre coeur balance et ça gamberge sec pour statuer définitivement sur le pull à torsades. (C'est le moment, où un lecteur de sexe masculin commence à trouver que ça fait beaucoup d'énergie intellectuelle dépenser pour rien, et on est pas loin de l'approuver, toute femme futile que nous sommes).
sgsgg
Laissons donc le temps à tout cela de décanter, entre temps un tailleur Jackie O. ou une robe Bardot aura peut-être surgi pour faire l'ombre au pull de Marilyn ...


* Norma Jean Baker : le vrai nom de Marilyn

lundi 6 septembre 2010

Masse Critique


Il est des nouvelles qu'on ne peut pas ne pas faire passer, alors je m'en vais répandre la bonne parole.

Toi qui trouves un peu chérot tous ces livres de la rentrée littéraire, mais t'en mettrais bien un ou deux sous la dent quand même, ne tergiverse plus, car la "Masse Critique" recommence.

Le principe : on t'offre un livre en échange de sa critique éclairée sur ton blog, modeste contribution à un projet collectif de grande envergure. Comble du bon deal, tu choisis toi-même les livres que tu souhaiterais chroniquer.
(et ne te vois donc pas imposer la réédition"Philosophie de la volonté Tome 2 - Finitude et culpabilité" de Paul Ricoeur ou le tout dernier manuel de mécanique quantique)
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La "Masse Critique" est ouverte à tout bloggeur - l'occasion pour ceux que ça titille depuis un moment de se jeter dans le bain, et le projet couvre tous types d'ouvrages : plein de romans de la rentrée littéraire, un Paris pas Cher 2011, le Vin pour les Nuls ou encore un coffret spécial Romain Gary ... bref, comme dirait l'autre, "chaque pot a son couvercle" et donc chacun devrait y trouver son bonheur.
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Masse Critique, sur Babelio, à partir du 6 septembre 2010
http://www.babelio.com/massecritique.php
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