Compteur gratuit THE A-LIST: L'indésirable

mardi 23 novembre 2010

L'indésirable



En plaçant son récit dans la campagne anglaise d’après-guerre, Sarah Waters renoue avec le style anglais si caractéristique, aux histoires jonchées de plaines brumeuses et de demeures hantées, qui feront toujours écho aux grands romans des sœurs Brontë ou de Daphné du Maurier.

Dans une Angleterre encore dévastée par la guerre, meurtrie par les bombardements passés et le rationnement encore en vigueur, le Docteur Faraday se lie d’amitié avec une ancienne famille fortunée de son comté, les Ayres, désormais contraints de vivre à un rythme bien moins dispendieux, ruinés pécuniairement et psychologiquement par la guerre.
Le Docteur Faraday découvre bien vite que le domaine d’Hundreds Hall où demeurent les Ayres, est le théâtre d’incidents étranges : bruits répétés, souffles, claquements de portes … Bientôt terrorisé par cette présence qui ne dit pas son nom, le fils Ayres, rendu fou, est interné ; laissant sa mère et sa sœur s’occuper du domaine avec l’aide de maison, Betty. D’événements tragiques en accidents suspects, la maison ne va plus arrêter sa danse macabre avec les Ayres, pour finalement laisser le lieu vide de toute présence humaine.

Sarah Waters a le mérite d’adopter un style fluide et léger qui rend la lecture de ce pavé aisée et agréable. Pourtant, on sent déjà bien à sa lecture que ce roman ne laissera aucune trace : histoire banale, aucun rebondissement, dialogues sans saveurs … Ce livre est un pur roman : aucun lien avec l’Histoire n’est possible, il n’amène le lecteur à aucune réflexion, et est bêtement mais efficacement distrayant.
On attend en vain une chute qui justifierait les 600 premières pages, jusqu’à devoir admettre à la dernière qu’il faudra se contenter de ce récit très « premier degré ».

A lire pour les nostalgiques de la campagne anglaise.

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