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jeudi 22 juillet 2010

L'Arnacoeur / Nobody leaves baby in the corner


Il y a des films qui font regretter de ne pas avoir tenté sa chance au cinéma.
Ce sont rarement les drames façon Lars von Trier ou Ken Loach - qui font certes repartir leurs acteurs avec un Oscar mais aussi 20 ans de psychanalyse pour cause d'introspection de serial killer schrizophrène ... mais bien plutôt les bonnes grosses comédies grand public.

Allons plus loin : et si l'intensité de notre regret d'acteur était un bon, excellent même peut-être critère d'évaluation des comédies ?
Avouons-le, on aurait bien aimé assister en live à l'improvisation d'Edouard Baer dans Astérix, retenir un fourire avec la troupe du Splendid dans les Bronzés font du ski, "rester à zéro" avec Patrick et Serge dans La Vérité si je mens, jouer du saxo pour de faux dans l'église de Love Actually, se noyer dans le chewing gum avec Louis de Funès etc. et ces exemples sont autant de comédies généralement appréciées par tous.

Jugé sur ce seul critère - la jalousie profonde que vous ressentez à l'idée des franches marrades de Vanessa, Romain, François et les autres, l'Arnacoeur peut sans doute prétendre au titre d'excellente comédie.

Rappel pour les huluberlus en hibernation longue au Bhoutan, qui n'ont peut-être pas eu vent du scénario de la comédie la plus bouche-à-oreillée de l'année.
Alex est un briseur de couples professionnel : il séduit des femmes malheureuses dans leur couple, missionné par un ami, soeur, parent bienveillant(e), leur ouvre les yeux sur leur malheur, et ciao bye bye, empoche son chèque. Il est aidé d'une équipe de bras cassés de choc : sa soeur et le mari de celle-ci, interprété par le très bon François l'Embrouille, ou l'idée à 500 000 entrées du réalisateur pour attirer un public mâle difficilement tenté par le pitch sinon.
Evidemment, comme toute bonne comédie romantique, un faisceau d'événements convergents impliquant en vrac un Serbe microcéphale mangeur de noisettes, un marchand de fleurs mafieux et un van Volkswagen, bouscule un peu le cours des choses et pousse notre équipe de choc à accepter une mission tom-cruisienne : empêcher la très heureuse et amoureuse Juliette d'épouser son bright&perfectTM fiancé à J-10 des festivités.
Avec Vanessa Paradis et Romain Duris, les deux pas-si-parfaits-mais-charmants acteurs en vogue, je salivais d'avance.

L'Arnacoeur tient ses promesses. Ce film réussit à faire regretter aux femmes de 7 à 77 ans de ne pas être Vanessa Paradis, et même pas (que) pour Johnny Depp, mais surtout pour cette scène déjà culte : Dirty Dancing revisité par l'actrice et un Romain Duris au déhanché étonnament gracieux. Nous sommes toutes un peu Vanessa quand elle s'envole en saut de l'ange final portée par son Patrick Swayze des temps modernes.
La garde-robe de l'actrice vaut aussi à elle seule le détour ; habillée de pieds Chanel en cape Hermès, Vanessa Paradis défile pendant 1h20 parée de mille tenues plus élégantes les unes que les autres.

Pour les sceptiques du dancefloor, les seconds rôles vous dérideront : François L'Embrouille et Julie Ferrier assurent la partie comique un peu loufoque, tandis qu'Helena Noguerra offre une caricature de pétasse sur le retour plus vraie que nature.
Et toujours dans le rôle du gendre idéal, "L'Anglais", déjà vu dans Love Actually et Comme t'y es belle dans le même rôle, qui se place ainsi en pôle position pour récupérer la place béante que laissera bientôt Hugh Grant dans le paysage cinématographique anglais.

Le suspense dans l'Arnacoeur n'est pas haletant, et ça tombe bien car ce n'est pas pour cela qu'on allait voir le film. On y va surtout pour chantonner à voix basse avec vos voisins sur "Wake me up before you go (go)", glousser bêtement devant les frasques de François Dammiens, taper du pied en rythme sur la BO, et sortir de là l'esprit léger et le sourire jusqu'aux oreilles.

Because
IIIII haaave the time of my life .....



PS : Heureusement nobody leaves baby in the corner, donc il est encore possible de réaliser votre vieux rêve de duo dansé sur Dirty Dancing : voyez plutôt ce couple amateur qui s'est lancé : http://www.mylittleparis.com/dirty-dancing-la-video.html

mardi 20 juillet 2010

Chanson d'un jour d'été




J'hésitais, j'attendais, soupçonnant encore une traître feinte de siouxxx de cette satanée météo, mais non, là, après 15 jours de franche canicule, je crois qu'on est dedans

...

...

dans quoi ? Bah dans l'été, sacré nom d'un petit bonhomme !


Les symptômes de ce bouleversement climatique et social chronique sont tous là :

* Pas fous, les oiseaux ont arrêté de gazouiller pour aller s'ombrager le plumage sous des feuillages plus cléments. Seule la cigale, butée et bornée, va encore chanter tout l'été

* La moitié du sexe féminin arbore un ventre bombé de future procréatrice, tandis que l'autre moitié virevolte en imprimé liberty, combishorts et tropéziennes (pas la tarte, les chaussures)

* On se surprend à avoir des envies furtives d'acheter Voici, le petit plaisir inavouable de l'été. On apprend dans la presse à scandales, la vie des autres qui s'étalent, et oui Jean-Jacques, on aime ça.

* On gobe les Oenobiol à la louche en espérant rattraper le teint caramel de la copine bien avisée qui a commencé la cure depuis mars.

* La gente masculine carbure à la salade sans sauce, placebo bien connu contre les effets de la culpabilité à retardement pour les bières de l'hiver, en vue de l'épreuve attendue du maillot

* On se convainc tant bien que mal, que deux tartinages quotidiens pas trop intensifs à J-5 vont suffire à notre crème raffermissante-minceur-moi-en-mieux pour faire son effet.

* On se prend à chantonner "Summer Nights", "les Sunlights des tropiques", "Laladirladada" et autres hymnes estivaux

* Après s'être dit pendant 6 mois que cette année, c'est décidé,on capitalise solairement : bronzage à l'ombre, SPF 50 et tout le tintouin, on finit par s'exposer béatement le visage à la fenêtre de notre bureau dès le premier rayon de soleil, en faisant varier l'angle de la chaise à roulettes pour dorer bras et jambes en flux tendus, l'Huile Prodigieuse sous le coude pour un effet accéléré. Ou comment perdre toute crédibilité quand endormie en position d'adoration du soleil, votre chef arrive inopinément dans votre bureau pour un petit update sur le dossier en cours.

* Comme le touriste assiège la ville, vous voilà reconvertie en photographe d'appoint, polyglotte baragouineur par obligation, poteau indicateur parlant de la Eiffel Tower, technicien occasionnel de borne Velib' ...

* Saison de liberté par excellence, l'été signe la fin des inhibitions traditionnelles, et sacrifie sur l'autel des tentatives fashions le chic et l'élégance, pour le plus grand déplaisir de vos yeux, à la plage comme à la ville. On voit donc fleurir nombre d'approximations vestimentaires : trikini en crochet aux relents de Paris Hilton 2007, mini-short-culotte taille haute plus connu sous le nom de ma-cellulite-et-moi-à-l'-assaut-de-la-ville, les combis-pantalons à motif léopard, le sarouel qui fait sac, les sabots, les tongs-bottes, les casquettes visières ...

Heureusement, le vent de liberté estival ne souffle pas que sur les esprits des modeuses en mal d'idées. L'heure est surtout à la farniente, l'oisiveté, l'insouciance, la légèreté, au bon bouquin sur lequel on s'endort au soleil sous son parasol pour une petite sieste sans conséquences ...

A défaut de profiter de vacances pour certains ... profitons donc de l'été !!!

Je valide l’inscription de ce blog au service Paperblog sous le pseudo auroretaupin


mercredi 14 juillet 2010

Airnadettes !

Aurore Taupin blog Airnadette air-band
Hier j'ai découvert les Airnadettes, et depuis, c'est décidé, plus tard, quand je serai grande, je ferai du air-band !
(notez la rime)


Sceptique devant le air guitar, la air batterie et autres air-ésies d'aujourd'hui, je l'étais également à l'idée d'observer les Airnadettes en action, qui devaient intervenir en première partie d'un karaoké géant spécial "Comédies musicales" organisé au 104 à Paris. Je m'imaginais déjà reprenant en coeur avec une foule de passionnés "La chanson du cake d'amour" de Peau d'Âne, dansant synchro avec la masse sur les pas de Jennifer Beals dans Flashdance, bref, un rêve éveillé pour les irréductibles amateurs de comédies musicales un peu cul-cul-la-praloche* dont je suis. Toi qui aimes le rap et te demande pourquoi tu lis ces âneries, attends voir la suite.

Du coup, j'arrivais agacée à l'idée de cette première partie (attention, pléonasme) rasante, avec ce groupe au nom ridicule, évocateur du bichon maltais de Jacques et du brushing de Bernadette, bref l'éclate.

A peine la première note lancée, j'ai ravalé vite fait bien fait mes réticences, me suis assise dessus avec toute la dignité que me permettaient 10 minutes de râleries sur le thème de ce-groupe-naze-qui-vient-nous-polluer-les-demoiselles-de-rochefort, et comme tout le monde, je suis tombée baba du airband.

Le principe du air-band, faire semblant d'être un groupe sur scène. En l'occurence pour les Airnadettes, 7 personnages délurés qui miment tour à tour une vingtaine de chansons pour finir en apothéose sur la version complète de "Bohemian Rhapsody" de Queen. Dès la 1ère minute, on approuve des deux pouces, on applaudit des deux mains, on se trémousse des deux fesses et on sautille des deux pieds, en rythme avec le reste de l'assistance, comme vous, survoltée. Parce qu'entre la cagole des années 80 inspiration Lio, le tech(très)tonic, la rappeuse flex ou encore le rockeur des années 70 tout en rouflaquettes, chaque personnage est à mourir de rire et (d'admiration) de précision et de justesse. Sur chaque chanson, un ou deux air-chanteurs et les autres en air-musiciens : rien n'est laissé au hasard, même pas les trois petits coups de grelots d'une fin de chanson ou les choeurs.

Au bout de 5 minutes, on comprend aussi qu'en plus d'être une performance artistique assez impressionnante, les Airnadettes doivent surtout bien se bidonner en concoctant tout ça, et ça ça parle à la chanteuse de salle de bain qui est en nous. On est presque jaloux en les voyant refaire "Mel, assieds toi, faut qu'j'te parle, j'ai passé ma journée dans le noioioioioir, Mel, je le sens, je le sais, je le suis, il se fout de moi" (Diam's en duo avec Vitaa pour toi, inculte) mais pas autant que sur Bohemian Rhapsody, hymne du air-band par excellence, chanson sur laquelle on a tous forcément un jour ou l'autre un peu air-chanter nous aussi.

On est ébaubi pendant 30 minutes d'un spectacle intense et loufoque, qui reprend des classiques de tous les genres, rap, rock, variétoche, et même classiques avec la mélodie d'Amélie Poulain, porté par le champion du monde d'air guitar, Gunther Love.
On sort de là en se disant qu'avec toutes nos imitations de Whitney Houston en salle de bains, on aurait quand même pu avoir l'idée de air-chanter avant, parce que c'est une sacré bonne idée. On jette un dernier coup d'oeil à Gunther Love et ses acolytes encore en pleine représentation pour se rendre compte que le air-band, c'est un peu + que chanter Elvis en play-back, c'est une vraie performance artistique, et même un métier. Alors, chapeau très bas et longue vie aux Airnadettes !
kjslgkjs
Un extrait parmi d'autres :


* je dis ça pour me dédouaner, mais en fait, les mots "chefs d'oeuvre" correspondent plus réalistiquement à ce que je pense de tout ça

jeudi 8 juillet 2010

Délicieusement vulgaire ?

Aurore Taupin blog Délicieusement vulgaire Les détails choc pas chic
J'avoue, j'aime le mascara coloré

C'est comme ça, chacun a droit à son petit truc de mauvais goût, son péché mignon un peu cheap.
That's my thing, let it go.

Attention ! Il est seulement question d'un (UN!) petit (PETIT!) détail de goût douteux, pas la panoplie cagole-du-sud, contour des lèvres et tout le tintouin !


Donc.
J'avoue, j'aime le mascara de couleur, vert, bleu et peut-être même violet si j'avais une soirée année 80.
J'ai une amie, c'est les créoles, une autre les soutiens gorges apparents noirs sous blanc, encore une autre le percing au nombril etc. etc.

Car c'est tellement facile de succomber à un accessoire un peu limite. La notion-clé c'est le "un peu trop" pour savoir si vous en êtes ou pas : un sac un peu trop frangé, un vernis un peu trop flashy, des sandales un peu trop strassées, un bronzage un peu trop intense.
Pour confirmer votre intuition, demandez-vous si ce petit détail un rien vulgaire pourrait être à la mode demain. On a vu le retour en force du sabot, du léopard, de la Casio dôôô-rée alors pourquoi pas le strass demain ?

Le tout, c'est 1/ d'assumer votre petit détail mais uniquement en été et 2/ de pratiquer le mauvais goût avec des wagons à marchandises de modération pour juste un rien de délicieusement vulgaire qui fait passer instantanément de la dame patronnesse à la personne bien dans son époque, qui assume ses fashion faux-pas et ses penchants douteux.
Parce que bon, Kate Moss, la fille de l'an 2000, la it girl à copier, elle est bien gentille mais les mini-shorts et les bottes de loqueteuse, ça n'est pas non plus la grande classe, alors qu'on ne vienne pas nous sermonner là-dessus après.

Du coup, pour être un peu border, mais que des cils, donc l'honneur est sauf ; j'ai ce vieux mascara-gloss (gaussez-vous devant ma crédulité marketing) Givenchy vert qui habille, que dis-je, sublime juste mes cils d'un reflet émeraude. Ça me donne moi l'impression de transgresser un interdit mathusalémien des règles de l'élégance et de me vautrer allègrement dans les principes du chic parisien, mais cela reste quand même invisible aux yeux du quasi-reste du monde et m'épargne des remarques acerbes sur ma tendance cagole du jour

Autres détails du genre pour satisfaire un vieux penchant pour des touches de mauvais goût : la soie brillante, un coup de gloss pailleté, des bottes un peu trop courtes ... (je me restreins pour ma part à mon mascara-gloss) et c'est déjà pas mal )

Personne n'est parfait ...

mardi 6 juillet 2010

De l'importance de la jugeote

Aurore Taupin blog L'importance de la jugeote

Y'a des jours comme ça où on fait l'expérience de la jugeote dans la douleur, et où on se dit qu'on aurait mieux fait de rester à roupiller sec sous la couette plutôt qu'affronter l'humiliation qui nous attend.

Ne faites pas semblant de ne pas voir de quoi je parle ... Si si, ces moments dont on se souvient en rougissant mais avec le sourire aux lèvres, et qui alimentent pour votre entourage un puits sans fin d'anecdotes croustibat-qui peut les battre.



Exemples variés mais tous véridiques (pas tous de moi, heureusement, on a un quota limite d'âneries par vie humaine)

* Le jour où, allant voir votre ophtalmo pour une vue déclinante, on vous diagnostique un bête échange de lentilles. Finalement, mettre la droite sur l'oeil droit et la gauche sur l'oeil gauche, une bonne idée à 90 Euros

* Le jour où vous avez retrouvé vos clefs que vous cherchiez depuis une semaine ... dans votre frigo dans le bac à salades. Et pourquoi pas là ...

* Le jour où, enfin motivée pour aller vous galber le cuissot au cours d'aérobic, vous découvrez en arrivant que ce n'est pas le sac avec vos tennis, mais celui avec vos chaussures à talons que vous avez pris. Ou comment l'inconscient fait bien les choses.

* Le jour où vous avez coincé et émincé votre veste dans le broyeur à papier électrique, en avance de 3 ans sur la tendance du "frangé"

* Le jour où vous avez confondu tsunami et tiramisu ("ah c'est horrible, ce qui se passe avec le tiramisu là en Asie"). Mais promis, c'est votre langue qui a fourché

* Le jour où votre portable, si pratiquement rangé dans votre poche arrière de jean, a fini sa course au fond de la cuvette des toilettes. Dilemme de la récupération de l'objet. (Anecdote beaucoup plus répandue qu'on ne le pense)

* Le jour où, in extremis, on vous a expliqué que l'aluminium, dans un four à micro-ondes, ça explose. (et que le feu ça mouille, et l'eau ça brûle)


Je suis sûre qu'il y en a plein d'autres, mais celles-ci devraient déjà suffire à faire déculpabiliser un bataillon de gaffeurs inconditionnels

N'hésitez pas à faire partager vos petites histoires peu glorieuses
(bon ok, dis comme ça, ça n'invite pas grandement à la confidence mais bon, n'hésitez pas quand même)

(Pour ceux qui hésitent, regardez l'image qui illustre l'article)






mercredi 30 juin 2010

3,2,1 ... Soldez !

Aurore Taupin blog Les soldes activité sportive
Qu'est-ce qu'il est très frustrant de manquer quand on travaille fin juin ???
Et la gente féminine de s'exclamer comme une seule femme : les soldes, pardi !

(Bonne intuition aussi pour tous ceux qui pensait à la Coupe du Monde de foot, car
1- c'est vrai que je regrette de ne pas pouvoir pleinement participer à l'euphorie footballistique qui agite le pays depuis quelques semaines, (cf. http://auroretaupin.blogspot.com/2010/06/oh-les-champions_19.html)
2- les deux réponses ne sont pas totalement dénuées de points communs, toutes deux relevant de la compétition sportive)


En effet, l'année de la shop-athlète est rythmée par deux temps forts, soldes d'été et soldes d'hiver, grand chelem de la discipline, complété deci delà par de petites épreuves de ventes privées.

De la même façon que le footballeur professionnel lace ses crampons avant le match, la shop-athlète possède tout un attirail sophistiqué pour se lancer à l'assaut de ses compétitrices. La règle d'or de la coureuse de soldes, c'est bien sûr la chaussure plate (même si certaines argueront qu'un talon de 12 peut être une arme redoutable contre le pied de votre voisine si preste à attraper ce petit pull en cachemire à moins 50, qui vous faisait de l'oeil depuis l'entrée dans le magasin).
La chaussure plate se doit en plus d'être facile à enlever et remettre pour permettre, tel un biathlète sur linoléum, d'alterner période de marche à pas rapide (voire de course) et pause-essayage-chaussures.

La sportive accomplie sait qu'il faut également compter sur une tenue , aéro, que dis-je !! magasino-dynamique ; à bannir donc, pantalons, manteaux et gilets qui entravent un essayage optimisé d'autres vêtements. La vraie, la grande, la très grande shop-athlète sait qu'il lui faut prévoir jupe et fin débardeur, technique connue d'entre les pros sous le doux nom d' "Evite-cabines", puisqu'elle permet très astucieusement d'essayer à peu près tous les vêtements sans avoir besoin de recourir à un espace d'intimité ; pantalon sous la jupe, t-shirt et gilet sur le débardeur, robe par-dessus le tout ; on optimise, on optimise.

On évite aussi les grands sacs ou autre accessoire encombrant, pour s'assurer une prise en main parfaite des différentes cibles d'achat. Une fois les cibles repérées et agrippées solidement, il sera alors grand temps pour le "passage au stand", pause à l'espace détente pris d'assaut pour les moins expérimentées, ou au rayon literie et canapés pour les plus habituées, pause qui permet à la fois de reprendre son souffle au milieu de la compétition mais aussi de faire un point sur les cibles en main. Le "passage au stand" se solde souvent par l'abandon pur et simple de celles-ci, heureuses trouvailles pour les prochaines compétitrices de passage dans le secteur. Comme dirait Charlotte York, "one woman's dirt is another woman's treasure", philosophie de la solde par excellence.
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Comme dans chaque sport, le coup d'envoi est donné par un arbitre incorruptible ; dans ce cas de figure, l'ouvreur du grand magasin ; qui siffle également la fin de compétition chaque soir à 19h30, si l'épuisement n'a pas encore achevé toutes les participantes.

Des stratégies en équipe ont été plus d'une fois mentionnées pour remporter l'une ou l'autre des compétitions annuelles. A ce jour, ces stratégies n'ont pas encore portées leurs fruits. La compétition continue donc de se jouer principalement en individuel.
(J'ai moi-même tenté une fois une petite vente privée en binôme radio-téléguidé ; tel une aventurière de Fort Boyard, je décrivais patiemment et envoyais photos sur photos à ma correspondante pour lui soumettre des cibles d'achat. Expérience assez vaine, qui s'est soldée par zéro trophée vestimentaire et une cheville presque foulée (en train d'essayer des stilettos YSL, portable à la main, j'ai tenté de courir après une concurrente qui venait de me piquer un de mes sacs-à-main cibles, manquant du coup de me prendre les pieds dans les anses de 10 autres sacs abandonnés là par une concurrente peu scrupuleuse))
klhklhgskghsk
Reste enfin la triche, malheureusement inhérente au monde de la compétition de haut niveau et qui n'épargne pas la discipline de la shop-athlète. A ce jour, est considéré comme une enfreinte aux règles qui régissent les soldes d'été, tout acte de corruption d'une vendeuse, connue précédemment ou non par l'intéressé, en vue d'une mise de côté d'articles pouvant être considérés comme des cibles d'achat pour les autres compétitrices. De même, le repérage et l'essayage trop intensifs d'articles dans les jours précédant la compétition, sont apparentés à un délit d'initiée, sanctionné normalement par l'exclusion de la joueuse.
jlskjglks
A la veille du coup d'envoi, les règles ayant ainsi été rappelées, je voudrais donc souhaiter bonne chance à toutes les participantes (et maudire toutes les traîtresses qui m'abandonnent à mon forfait pour cause de travail)


Que la meilleure gagne !

...

...

Maintenant fini pour le fair-play


...

BRANLE-BAS DE COMBAT !!!!!
kflgjhsglkhs

mercredi 23 juin 2010

A la bonne page

 Aurore Taupin blog A la bonne page Livres de poche pour les vacances Les vacances commencent à se profiler et, outre le choix de la crème solaire, arrive aussi l'heure du choix des bons bouquins de vacances, ceux qui vous feront vibrer sur votre serviette de plage, ceux que vous ne lâcherez plus dans votre transat. Moment difficile que celui-ci, car la "rentrée" de juin offre son lot de navets estivaux, alors comment les détecter et choisir les bons livres pour l'été ?

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